JOURNEE D’HOMMAGE A SERIGNE ABASS SALL

5 mois ago
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Prévue le Samedi 15 Février 2020

En prélude de cette grande journée, le comité scientifique a voulu partager cet article pour renseigner davantage sur Serigne Abass SALL.

Né en 1909 (1327H) à Nguick, village du situé à 4km de Sakal. Son père s’appelait Serigne Mayoro Sall et sa mère, Sokhna Fatoumata Wade.

Septième enfant de son père,  sa mère Fatoumata Wade l’appelait chaleureusement Muhammad Abass.

Dès son enfance, Ibn Abbas était sous l’encadrement de ses parents qui s’adonnèrent tôt à sa formation spirituelle. Son père l’initia au Coran et au travail. À la veille de sa mort, Mame Mayoro Sall regroupa ses deux fils ainés pour leur donner ses dernières recommandations : « je confie à Elhadji Sall la gestion de mes biens, champs et domaine. Quant à toi Abbas, je t’exhorte à aller n’importe où parachever et parfaire tes humanités : bul jell bind ». Cette ultime recommandation semble être à l’origine de la constance de l’intéressé dans la quête du savoir islamique et son acharnement dans les études théologiques, juridiques, scientifiques, littéraires. De 1924 à 1937, le jeune Abbas séjourna à Ndia auprès de Serigne Alioune Dia, à Rooy Dieye, à Njedj auprès de Serigne Omar Diop, à Thiambène auprès de Serigne Alioune Samb, à Massar Diop, auprès de Serigne Sandjiri Diop.

En 1929, il se rendit à Saint-Louis auprès du célèbre grammairien Serigne Birahim Diop.

Toute sa vie, il est resté un étudiant obsédé par l’enseignement et l’éducation islamiques.
Il y ajoute un charisme exemplaire digne des hommes de Dieu. Sa personne et sa vie tout entière étaient enseignements. Mettant en pratique tout ce qu’il enseignait, il était véritablement un exemple à l’acte.

Serigne Abass ne demandait jamais à son disciple s’il avait effectué la prière à la mosquée, mais lui disait plutôt : « Toi, je ne t’ai pas vu à la prière». Preuve que lui*même y était.

Serigne Abass Sall a la particularité d’avoir opté pour le culte de la sanctification par le travail.

En ce sens, il s’était engagé personnellement dans la conquête de terres exploitables, fruit de  l’initiation au travail, qu’il a eue,  depuis sa tendre enfance, de son illustre père. 

L’œuvre de Serigne Abass Sall gravite autour de caractéristiques aussi référentielles l’une que l’autre : Les réalisations pédagogiques ou infrastructurelles, la production poétique, les œuvres sociales.


Il restera un exemple éloquent de modernisation des structures éducatives traditionnelles, pour avoir légué à la postérité une grande bibliothèque, un institut islamique moderne, des lieux de culte…

Ses poèmes en wolof (wolofal), constituent un grand service rendu à son peuple qui,  majoritairement est analphabète, lui permettant de mieux connaître la religion musulmane et d’être éveillé des caprices de la société.

Toutes ces activités citées, ne l’empêchaient pas de se consacrer à sa propre progéniture, qui hérita de lui la perception du savoir, du travail et de la solidarité.

Parlant de solidarité, nous pouvons mettre en exergue  les œuvres sociales faites par ses filles et fils à travers des organisations humanitaires, telle que l’ong Alkhayria, traduction de la vision de Serigne Abass SALL.

Des orphelinats avec prise en charge totale des pensionnaires, des aides sociales apportées à des personnes vulnérables, des centaines de mosquées construites au Sénégal et dans la sous-région, des écoles franco-arabes et centres islamiques, des postes de santé, des puits, etc…

Pour magnifier sa reconnaissance à un père qui a tout fait pour sa descendance, un citoyen, pour son peuple,  Serigne Abdoul Fata SALL, par ailleurs président du Dahira Achabibatoul Abassiya, organise ce Samedi 15 Février 2020, à la cité des Mamelles, derrière la pharmacie atlantique, une journée d’hommage à ce saint homme.

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